D’Est en Ouest, du Nord au Sud, cette année, les 13 régions métropolitaines françaises s’enrichissent d’au moins une nouvelle table étoilée. Si les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Île-de-France continuent de former le trio de tête, les inspectrices et inspecteurs ont été charmés, en Centre-Val-de-Loire, par le duo Yann Tournier, en cuisine, et Justine Heuze, en salle, qui accrochent une Etoile à l’emblématique Pomme d’Or (Sancerre), qu’ils ont repris il y a maintenant 2 ans.

En Corse, deux nouvelles Etoiles font briller l’île de Beauté : Finestra by Italo Bassi (Bonifacio) et Le Charlie (Porticcio) où le chef Richard Toix met en valeur le terroir local auquel il ajoute parfois de subtiles références à ses nombreux voyages asiatiques. En Grand Est, ce ne sont pas moins de 7 tables qui décrochent une nouvelle Etoile, parmi lesquelles Bulle d’Osier (Langres), table gastronomique du nouvel établissement de Laurent Petit dont la cuisine est signée Valentin Loison ; Burnel (Rouvre-en-Xaintois), où le chef Maye Cissoko peaufine avec assurance une partition de saison classique dans cet hôtel familial ouvert en 1919, à présent tenu par la 4ème génération ; ou encore Yozora (Metz), restaurant gastronomique situé au cœur du Centre Pompidou-Metz qui met en avant les créations d’inspiration japonaise – mais bâties à partir de beaux produits locaux – du chef Charles Coulombeau.
Illustrant le suivi constant et régulier de la scène gastronomique française effectué par les inspectrices et inspecteurs du Guide MICHELIN, sur les 57 restaurants nouvellement distingués, 28 sont des tables dénichées au cours de l’année 2024-2025, recommandées pour la première fois directement avec une Etoile MICHELIN. Parmi celles-ci, nombreuses sont celles à avoir ouvert leurs portes récemment, à l’image de Freia (Nantes) où la cheffe Sarah Mainguy mitonne, depuis ce restaurant situé sur le toit d’un parking à deux pas de la gare, une cuisine poétique et essentiellement végétale ; d’Aldehyde (Paris), un restaurant d’une vingtaine de places dans lequel le jeune chef Youssef Marzouk fait se rencontrer traditions françaises et saveurs tunisiennes ; de Fario (Céret), première affaire du chef Kevin de Porre, revenu sur ses terres natales après un passage remarqué chez Contraste, où il signe à présent une cuisine locavore de haut niveau ; ou encore de Sechex-Nous (Margencel), discrète adresse située en bordure du lac Léman, ouverte par le chef Lucas Dumélie et la directrice de salle Manon Moleins-Plassat.
Pour découvrir des concepts plus singuliers, les gourmets ajouteront à leur nouvel itinéraire étoilé L’Orangerie (Eugénie-les-Bains), où sont proposés, dans le cadre de l’ancienne salle à manger du restaurant triplement étoilé de Michel Guérard, les plus grands plats millésimés du père fondateur de la Nouvelle Cuisine, ainsi que de sublimes grillades au feu de bois ; Vaisseau (Paris), table du médiatique Adrien Cachot qui signe une cuisine décoiffante et ludique, élaborée à partir de produits insolites – comme ce centrolophe (un poisson des fonds marins de Méditerranée), associé aux tripes et vin jaune ; La Palme d’Or (Cannes), où Jean Imbert rend hommage au 7ème art avec une fine cuisine marine et provençale, présentée comme un scénario de cinéma ; ou encore l’Auberge Sauvage (Servon), maison déjà distinguée de l’Etoile Verte MICHELIN et située dans un ancien presbytère du 16ème siècle, où Thomas Benady imagine des assiettes iodées et végétales qui mettent en lumière les richesses du magnifique potager de la propriété.
Plusieurs chefs au parcours étincelant, que les équipes de sélection ont continué à suivre dans la durée, retrouvent également le chemin de l’Etoile pour de nouveaux projets dans lesquels ils se lancent : Ombellule (Lyon) avec Tabata et Ludovic Mey en cuisine ; Ineffable (Barbentane), nouvelle table du chef Nicolas Thomas ; Belle de Mars (Marseille) avec un magnifique quatre-mains au très bon rapport qualité-prix, signé Michel Marini et Kim-Mai Bui ; Acte 2 Yannick Delpech (Toulouse), nouveau restaurant du chef éponyme qui a pris ses quartiers dans une ancienne scierie ; ou encore Monique (Calvisson) projet du chef Julien Caligo qui a transformé une ancienne remise agricole, située à deux pas de son village natal, en haut lieu de gastronomie.

Enfin le palmarès 2025 met aussi en lumière de très belles aventures entrepreneuriales, illustrant l’engagement de professionnels talentueux à créer des maisons qui leur ressemblent. Ainsi à Plomeur, le jeune chef Jules Rolland décroche une Etoile pour sa première table Nuance. Issu d’une famille de restaurateurs, il signe, dans cette ancienne pizzeria du village transformée en table gastronomique, des créations élégantes, ancrées et inspirées comme ce terre-mer de Saint-Jacques et chotten. À Cabourg, Charles-Antoine Jouxtel (en cuisine) et Charlotte Schwab (en sommellerie et en salle), après un superbe parcours dans de grandes maisons, sont revenus sur la terre d’origine du chef pour ouvrir leur première affaire. Ils ont transformé un ancien garage en restaurant gastronomique – Symbiose – où ils mettent en lumière le meilleur du terroir normand comme dans ce dessert « éloge de la pomme ». Recommandé dans le Guide 2024, la table effectue une très belle progression en décrochant cette année une première Etoile.
Au total, 542 restaurants sont recommandés avec une Etoile MICHELIN dans la sélection 2025 du Guide MICHELIN France.
Lien pour partager cet article : https://chefsetgastronomie.com/guide-michelin-2025-57-restaurants-decrochent-une-premiere-etoile-michelin/
Source CP et visuels © Guide MICHELIN.