Avec l’arrivée du Chef Stéphane Pitré, Le Schiap dévoile une nouvelle carte où cuisine, mode et art s’entrelacent au cœur de l’Hôtel de Berri, a Luxury Collection Hotel, Paris.

Certaines adresses portent encore les conversations de celles et ceux qui les ont habitées. Au 22 rue de Berri, derrière la façade historique de l’Hôtel de Berri, a Luxury Collection Hotel, Paris, l’histoire d’Elsa Schiaparelli ne se raconte plus seulement dans les livres de mode. Elle se vit également à table.
Près d’un siècle après avoir fait de cette adresse l’un des salons les plus fascinants de Paris, accueillant artistes, écrivains, créateurs et esprits libres de son époque, la célèbre couturière inspire aujourd’hui une nouvelle aventure gastronomique. Le Schiap, restaurant signature de l’Hôtel de Berri, ouvre un nouveau chapitre avec l’arrivée du Chef Stéphane Pitré et une carte entièrement repensée, à la croisée des terroirs français, du patrimoine parisien et de l’imaginaire surréaliste qui fit la renommée d’Elsa Schiaparelli.
Une table née d’une histoire parisienne
Bien avant d’accueillir voyageurs et épicuriens du monde entier, le 22 rue de Berri fut la demeure d’Elsa Schiaparelli pendant près de quarante ans. Figure majeure de l’avant-garde parisienne, amie de Salvador Dalí, Jean Cocteau ou encore Man Ray, elle transforma sa maison en lieu de rencontre où se croisaient la haute couture, les arts et toutes les formes de création.
Aujourd’hui, cet héritage irrigue chaque recoin du Schiap. Il se lit dans son nom, dans sa décoration, dans la grande fresque imaginée par l’artiste Hippolyte Romain, mais aussi dans son assiette.
Car ici, la gastronomie emprunte à Schiaparelli son audace ; celle de ne jamais séparer le plaisir de la création.

Chef Stéphane Pitré, une cuisine essentielle dans un lieu habité
Pour écrire ce nouveau chapitre, l’Hôtel de Berri a fait appel au Chef Stéphane Pitré. D’origine bretonne, Chef Pitré est salué pour sa cuisine étoilée et son attachement aux producteurs français. En début d’année 2026, il est décoré de la Médaille Nationale de l’Ordre du mérite Agricole, pour récompenser les services rendus à l’agriculture grâce à son travail d’approvisionnement. Au Schiap, il apporte une vision à la fois contemporaine, profondément sincère et décontractée. Son ambition : laisser parler le produit avant tout.
Une cuisine de justesse plutôt que d’effet. Une cuisine qui puise dans les terroirs français, respecte les saisons et privilégie la rencontre avec les artisans, pêcheurs, maraîchers et éleveurs qui l’accompagnent au quotidien.
Au fil de cette nouvelle carte, le Chef Stéphane Pitré affirme une cuisine guidée par les saisons, la proximité avec les producteurs et la recherche du produit juste. Les tomates anciennes Cœur de Bœuf, Ananas et Noire de Crimée de Catherine Huitric se déclinent en carpaccio, tandis que le bar de ligne, pêché sur les côtes normandes et sélectionné auprès du pêcheur Fabien Tesson, est accompagné d’une nage de coquillages et de légumes grillés. Le terroir s’exprime également à travers le coco de Paimpol associé au haddock et aux cèpes, la canette de Challans servie avec des figues de Solliès, les girolles qui accompagnent la côte de veau française ou encore une sélection de fromages de nos régions. Jusqu’aux desserts, la saison donne le ton, entre quetsches cuisinées façon Bourdaloue et glace à la vanille infusée au foin de Crau ou le « chaud-froid » de chocolat grand cru Guanaja 70%. Une cuisine vivante et sincère, qui célèbre les savoir-faire et dessine, assiette après assiette, une géographie gourmande des terroirs français.

Quand la mode inspire la cuisine
Mais au Schiap, certains plats racontent davantage qu’un terroir. Ils racontent une femme. Parmi les créations signatures imaginées par Stéphane Pitré figure La Robe au Homard, sans doute la plus emblématique. La recette s’inspire directement de la célèbre robe créée en 1937 par Elsa Schiaparelli en collaboration avec Salvador Dalí : un homard monumental peint sur une robe de soie ivoire devenue l’un des symboles de la mode surréaliste.

Dans l’assiette, le chef transpose cette icône avec une raviole de homard et pousses de tétragone, sublimée par un jus de têtes infusé au gingembre. Un hommage aussi délicat qu’inattendu à une œuvre qui changea l’histoire de la couture.

En dessert, l’histoire se poursuit avec Le Sac Schiaparelli
Comme les accessoires imaginés par la couturière dans les années 1930, où objets du quotidien et fantaisie surréaliste se confondaient, ce dessert en trompe-l’œil joue avec les apparences. Rhubarbe, eau de rose, insert rhubarbe, évolutif au fil des saison et crème glacée au yaourt composent un tableau gourmand où l’illusion devient un art.

Une fresque comme un salon parisien imaginaire
Sur les murs du restaurant, Hippolyte Romain a peint une scène fictive où Woody Allen tourne un film consacré à Elsa Schiaparelli. Dans ce Paris rêvé, les époques se mélangent, les frontières disparaissent. Salvador Dalí croise Jean Cocteau. Gertrude Stein converse avec Diana Vreeland. Coco Chanel apparaît dans le décor. Plus loin, Hubert de Givenchy, Karl Lagerfeld ou Jean-Paul Gaultier prolongent cette conversation imaginaire entre les générations créatives qui ont façonné Paris. Comme la cuisine de Stéphane Pitré, cette fresque célèbre une idée simple : la création n’appartient jamais à une seule discipline. Au Schiap, la mode inspire la gastronomie, l’art dialogue avec le design, et Paris demeure l’éternel point de rencontre de tous les imaginaires.
Une nouvelle adresse pour le Tout-Paris
Pour les agendas pressés, le restaurant propose au déjeuner une parenthèse élégante et parfaitement rythmée : un menu de saison, renouvelé quotidiennement, pensé pour savourer l’essentiel en une heure, sans jamais renoncer au style ni à la gourmandise.
Le Schipa est un lieu où l’on vient autant pour manger que pour converser. Un lieu où le goût se nourrit de culture. Un lieu où, derrière chaque plat, chaque détail et chaque référence, subsiste encore quelque chose de cette élégance libre et joyeuse que les Italiens appellent sprezzatura et qu’Elsa Schiaparelli incarnait mieux que personne.
Au Schiap, l’esprit de Paris reprend place à table.
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Source CP et visuels © Le Schiap Restaurant / Arnaud Houitte
